Louze – Troyes : 79 km

Départ difficile. J’ai de beaux coups de soleil et j’aurais bien fait une grâce matinée.

J’emprunte un chemisier à manches longues pour me préserver du soleil car ma crème était avec le matériel que j’avais remis à Régine… Sans commentaires.

C’est la première fois que je vais pédaler dans la soie.

Encore des côtes même si elles sont moins féroces que celles d’hier, je peine. Et je côtoie rapidement les sites de l’Andra dont Morvillers.  Ca me donne des frisons. Pas un chat dans les villages, que quelques vieux qui baissent la tête quand je passe, même pas moyens de leur donner un tract. Les maisons des cultivateurs sont impeccables, refaites pour la plupart à neuf. De beaux gîtes ruraux invitent le touriste de passage. Il paraît que les sous de l’Andra sont aussi distribués aux habitants qui le désirent pour retaper leur maison. D’où l’expression : « L’argent qui dégouline et qui achète les consciences…

Coup de téléphone de Monique l’ancienne Présidente de Peuples Solidaires, je vais la voir à Blois en passant dans quelques jours, mais elle m’annonce le décès qu’une autre militante Marie Odile de Villeurbanne à qui j’avais d’ailleurs rendu visite à Lyon lorsqu’elle était hospitalisée. Une vraie militante écolo qui mangeait bio. Comment l’a-t-elle attrapé son cancer ?

Cette nouvelle ne fait qu’ajouter à mon mal être du moment.

Je n’avance pas vite, je m’arrête sur les bords du lac d’Amance à 32 km au compteur. Je ne savais pas mais il existe une voie verte qui va m’amener à Troyes directement. Mais la ville est encore bien éloignée. Reynal, mon prochain correspondant,  viendra à ma rencontre.

J’allège la remorque du poids du melon. Je n’ai pas trouvé de pain. A la maison du parc, je m’offrirai une crêpe ce qui me redonne de l’élan, je remonte la moyenne.

Et puis, à partir du moment où j’ai pris cette vélo voie vers Troyes tout baigne plus de côte.

Je le retrouverai facilement, il fera une photo devant un déversoir qui était censé réguler les eaux de la Seine mais dans les faits, il servirait aussi et surtout à la centrale de Nogent qui n’est pas très loin.

Puis, c’est Mireille une autre militante qui arrive. Nouvelle photo pour les blogs, il faut faire connaître Bure 365.

Nous arrivons ensuite sur la place de l’hôtel de ville où nous allons distribuer une centaine de tracts.

Puis, nous arrivons au 123, avenue Gallieni à Sainte Savine, c’est un peu l’auberge espagnole, là,  je serai interviewée par une jeune  journaliste. On file ensuite vers la salle pour la projection du film de Dominique Hennequin : Déchets radioactifs, 100 000 ans sous nos pieds ?

Ce film relate bien la dimension du projet, il fait parler les deux parties et pose les bons problèmes.

Les participants sont surpris de l’ampleur de ce projet ?

 

 

Un bon débat s’en est suivi, cela fait du bien.

Après repas tiré du sac chez Reynald et Marianne. Belle et bonne ambiance, il y avait du monde autour de la table !

J’ai mangé un bon plat de pâtes pour me redonner de la force à vélo.

Le problème, c’est que je me couche tard…

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