Blois – Montlouis 60 km

Nous avons oublié de raconter l’arrivée au camping d’hier soir à Vineuil près de Blois. Il y avait des lapins de garenne qui sautaient partout comme des grenouilles.  Des petits, des plus gros, ils traversaient devant nos roues.  Un vrai ballet !

Non seulement la nuit a été mouvementée par la pluie mais aussi par la jeunesse du coin qui a quatre heures du matin continuait à fêter la vie comme en plein jour. Jean Louis leur a rappelé gentiment que derrière la haie, il y avait des campeurs qui fatigués qui voulaient dormir.

Nous retrouvons notre ami gilles le blaisois qui a agrémenté notre vie à Troyes et nous a redonné du courage, car il faut le dire depuis que nos tentes sont plantées, il pleut.

On prend le petit déjeuner à l’abri d’un arbre invitées par Véronique et Jean-Louis.  Distribution de tract au marché de  Blois avec l’aide des militants locaux dont Edith qui a mis sur pied tout le programme du jour.  Seulement, je pars avec  Dona voir le Docteur Vrinat au village car les taons ont fait des ravages sur ma jambe qui gonflent. (Le diagnostic a été confirmé par le médecin, ouf, je peux continuer à pédaler).

Notre équipe improvisée  fonctionne à merveille.  Quand on pense qu’il y a  quarante huit, on ne se connaissait pas encore, c’est incroyable comme la solidarité s’est mise en place.

Nous retrouvons l’équipe a la fin du marché. Ensuite, chacun s’occupe à sa façon. Dona et moi mangeons sur un banc sous les arbres des produits du marché. Une petite pluie fine continue à tomber. On rencontre les gens, les maraichers bios, une femme extraordinaire qui si elle avait pu aurait aimé pédaler avec nous, une autre qui serait difficile de décrire tant son originalité était affirmée, tant par la tenue que par la parole. On récupère du melon dans les rebus du marché. Dona monte -d’un coup de vélo évidemment !- vers la ville haute pour voir le beau  palais épiscopal -aujourd’hui Hôtel de Ville- qui domine la Loire,  la Halle au Grains remodelée pour théâtre musique et danse et bien sûr le château royal qui l’est vraiment…

Eric et Chantal nous font un coucou en nous  ramenant  une serviette oubliée.

Après un détour par le camping, nous partons en voiture à st Claude de Diray où nous allons projeter le film dans le cadre d’un festival du feu. En fait, c’est une famille qui met son habitation à disposition des jeunes. Entre deux concerts de rock, nous passons le film. Des militants sont arrivés, associations étonnantes entre toutes  les générations confondues.

Bon débat, il y a du monde malgré la pluie du jour, ça dégouline toujours.

Bon repas partagé apporté par nos hôtes.  On n’oubliera pas les tartes aux  légumes, la qualité de la charcuterie, la saveur du vin.

Retour au bercail en voiture puis sous la pluie et il faut rentrer dans nos tentes. La mienne était trempée malgré la protection sous le tapis de sol… Je dors dans l’eau tiédie par mon corps.

 

 

Par défaut

Saint Jean de Bray (Orléans) à Blois

Beau temps à tout point de vue :

Soleil et accueil chaleureux. Bon petit déjeuner offert par nos hôtes et départ sans se presser en direction d’Orléans où nous allons découvrir la cathédrale avec Eric qui tient à nous accompagner jusqu’à Meung, c’est-à-dire moitié de l’étape.

La surprise : alors qu’Eric nous montre le passage pour accéder à la cathédrale, on entend appeler Irène. Nous ne comprenions pas bien, puis j’aperçois les signes communs, le drapeau NDDL. Ce sont Véronique et Jean Louis qui devaient nous  rejoindre à Angers.

Du coup, on fait route ensemble, c’est la joie.

Visite rapide de la cathédrale, descente vers la Loire par les vieux quartiers, guidés par Eric.

Ce qui étonnant dans cette rencontre, c’est que l’on est parti comme de vieux copains, sans doute avons-nous ce même dénominateur commun, celui de la lutte pour un monde meilleur.

Eric nous fait passer par les moulins d’Olivet, lieu magique malheureusement trop vite traversés.

Bien sûr les discussions sont animées, nous nous découvrons les uns et les autres.

Eric nous quitte à Meung, nous trouvons difficilement de quoi manger, nous prendrons le repas sur le bord d’un terrain de pétanque – faute de pouvoir le prendre devant le château – à la surprise des joueurs qui arrivent les uns après les autres et nous questionnent…

Nous repartons par de jolis sentiers à travers la forêt, nous tombons d’admiration devant les champs de blé envahis par les coquelicots. Nous cheminons tantôt en bord de Loire, tantôt à l’intérieur des terres.

Le ciel se couvre, on n’ose y croire mais nous prenons un superbe orage sur le dos qui nous trempe en l’espace de quelques secondes. Pour se réchauffer on s’offre un petit réconfort dans un café. IL nous une vingtaine de kilomètres que nous parcourons difficilement avec vent en pleine face.

Gilles qui nous attend à Blois, s’inquiète, il n’est pas sur la même rive que nous ! Finalement nous nous retrouvons quelques instants plus tard, nous décidons de manger au restaurant par commodité puis nous partons vers le camping municipal de Vineuil.

Dona n’a pas de tente, elle squatte celle de Véro et Jean Louis. La nuit est agitée ou animée par des jeunes qui arrivent des festivals divers.

A demain !

Par défaut

Sully sur Loire

Sully sur Loire- Saint Jean de Braye :

Hier soir, quand je suis revenue du coin Internet, j’ai assisté à la symphonie des oiseaux, pas le morceau de la symphonie des jouets, une vraie,  elle a d’ailleurs duré toute la nuit. Je suppose que tous les échassiers, canards, et oiseaux divers y ont participé. Je pense même que les grenouilles étaient de la partie.

Après le démontage de la tente, j’ai rendez vous avec Sylvie qui vient à ma rencontre et m’offre le petit déjeuner. Au passage, je rencontre une charmante dame qui est surprise par mon attelage. Bien sûr, je lui donne un tract. Elle est des nôtres mais ne connaissait pas Bure, allez une de plus, et pas n’importe laquelle je pense ! C’est incroyable comme les gens sont intéressés par notre sujet. Je distribue régulièrement des papiers.

Je découvre Sylvie et son univers. Elle me donne les éléments pour la soirée du soir. Elle a recueilli 5 jeunes chatons qu’elle aimerait offrir, êtes-vous volontaire ?

Puis, je pars, je me sens désintoxiquée d’une certaine fatigue psychique. Le voyage est en moi. Je vais désormais profiter pleinement de tout ce que je rencontre. Que ce soit visuel, comme ce qui ressort du patrimoine, de la flore  (les fleurs sont au maximum de leur floraison, le blé très haut sur tige, d’un jaune très clair étincelle sous la lumière du soleil) de la faune, passage de chevreuil ou encore auditif avec le chant des oiseaux qui a pris une autre tournure au lever du jour…

Et au milieu de tout cela, il y a la Loire, fleuve royal… fleuve que je découvre avec une certaine curiosité. Je ne peux  franchir un pont sans m’y arrêter et scrute ce qui se trouve au fond du lit du fleuve.

Sandwich à Châteauneuf sur Loire, sur le quai de l’ancien port. J’imagine tout un passé historique, mais mon voyage est trop rapide pour m’y pencher. Ce qui est sûr, c’est que régulièrement j’y trouve les traces d’autrefois.

Nouvelle halte à Jargeau. Je photographie de magnifiques gabares, ces bateaux à fond plat adaptés au régime capricieux de la Loire et à ses fonds sableux qui transportaient les marchandises avant l’arrivée du chemin de fer.

15h30 appel de Dona qui sort du train de Bordeaux. On prévoit de se rejoindre à Donnery.

Parallèlement Michel Thomas, mon ancien DDJS me fait coucou. On se retrouve tous devant la Mairie avec sa Maman, charmante dame très élégante de plus de 90 ans, vive et alerte intellectuellement. Nous passons un moment très agréable en leur compagnie. Hélas il faut partir…

A partir de là, ce journal sera publié à quatre mains même si chacune de nous risque de s’exprimer à un moment précis en fonction de son vécu.

Nous suivons le Canal d’Orléans symbole d’une vie de marinier d’autrefois sur lequel les canards abondent. En rejoignant le Loire Le chemin offre une belle vue sur la ville d’Orléans, l’on y distingue les deux tours de la cathédrale.

L’objectif est de rejoindre la rencontre des deux collectifs : SPLF Association du Site Préservé entre Loire et Forêt et l’association MARDIEVAL à Saint Jean de Braye. On n’a pas le compas dans l’œil et on se retrouve pratiquement à l’entrée d’Orléans ce qui nous amène à rebrousser chemin et à nous perdre un peu…

On arrive sur une butte d’où on les aperçoit au loin, puis on les rejoint par un chemin enherbé applaudies à l’arrivée comme au tour de France. Philippe Patouret n’en serait pas revenu ! Mais, ici, nous ne sommes pas dans la Meuse…Discours, photos de rigueur et interview par une journaliste –sans doute de la République du Centre- si on se souvient bien ?

70 personnes représentant les deux associations sont présentes, la première lutte contre un projet de la municipalité de Saint Jean de Braye qui souhaite installer sur des terres agricoles (18 ha1/2) des centres commerciaux du Groupe Auchan dont un gros Décathlon alors que l’agglomération est saturée de ce genre de zones commerciales. La seconde association lutte depuis 20 ans contre trois projets de ponts (franchissement de la Loire) dans des zones préservées (Natura 2000) au mépris du potentiel écologique et touristique que représente ce dernier fleuve sauvage. Les flux routiers sur les ponts actuels sont en baisse. Sylvie conclue  « La beauté des sites est essentiel à la qualité de la vie et à la santé de tous ». Un grand nombre de jeunes étaient présents et étai allés récupérer des légumes et du pain dans le cadre de l’association Disco-Soupe, « un mouvement solidaire et festif qui s’approprie l’espace publique et le rebus alimentaire pour sensibiliser au gaspillage alimentaire. Tout le monde s’est mis à la « pluche »  avec des gants bleus et le résultat était excellent. On ne peut pas tout dire mais on vous laisse imaginer tout ce qu’il y avait autour de la soupe…

Chaque collectif a présenté sa lutte dont la notre qui a suscité beaucoup d’intérêt. La presse va aussi rapporter tout le contexte de cette manifestation.

Un orchestre en chanson « Côté Guitare » a conforté l’ambiance en donnant une note supplémentaire à la soirée terminée par « Le loup, le renard et la belette » !

Très agréable hébergement chez Chantal et Eric dans leur maison qui l’a choisie en  en pleine nature mais aujourd’hui,  la ville la rattrape.

Demain, ce sera Orléans – Blois.

 

 

 

 

 

Par défaut

Villeneuve – Saint Père/Sully sur Loire :

gunepinirene

Villeneuve – Saint Père/Sully sur Loire :

Bonne nuit, la douleur est pratiquement disparue.

Jacky tient à m’amener jusque Sully sur Loire pour que ma jambe récupère complètement.

Il ya encore de belles montées pour arriver à Montargis, mieux faut les faire en voiture.

Pour finir, nous traversons une belle forêt, bien qu’elle ait été détournée de ses fonctions.

Puis, nous arrivons direct sur la Loire avec en premier plan le château de Sully, qui se dresse comme une sentinelle d’une porte symbolique marquant l’accès au périmètre du Val de Loire, dit le guide. C’est tout à fait ce que je ressens.

Nous mangeons dans une pizzeria puis je plante ma tente en bord de Loire d’où je vais pouvoir m’adapter au monde de ce dernier fleuve sauvage d’Europe. 

(circulation, balisage, commerces, etc…)

J’ai vu sur mon face book qu’un gars me conseillait de reprendre le train et de rentrer chez…

Voir l’article original 72 mots de plus

Par défaut

Villeneuve – Saint Père/Sully sur Loire :

Villeneuve – Saint Père/Sully sur Loire :

Bonne nuit, la douleur est pratiquement disparue.

Jacky tient à m’amener jusque Sully sur Loire pour que ma jambe récupère complètement.

Il ya encore de belles montées pour arriver à Montargis, mieux faut les faire en voiture.

Pour finir, nous traversons une belle forêt, bien qu’elle ait été détournée de ses fonctions.

Puis, nous arrivons direct sur la Loire avec en premier plan le château de Sully, qui se dresse comme une sentinelle d’une porte symbolique marquant l’accès au périmètre du Val de Loire, dit le guide. C’est tout à fait ce que je ressens.

Nous mangeons dans une pizzeria puis je plante ma tente en bord de Loire d’où je vais pouvoir m’adapter au monde de ce dernier fleuve sauvage d’Europe. 

(circulation, balisage, commerces, etc…)

J’ai vu sur mon face book qu’un gars me conseillait de reprendre le train et de rentrer chez moi, que ce que je faisais n’en valait pas la peine. Peut être, gars, c’est ton point de vue mais quelqu’un d’autre me dit :

« C’est toujours l’action d’une poignée de gens qui ont changé le monde… Pas la majorité » alors mec, je continue.

Je mets à jour les comptes rendu et le blog si j’y arrive. Je manque d’électricité !

Je vais donc essayer de me connecter pour vous donner des nouvelles.

 

Par défaut

Troyes – Villeneuve sur Yonne :

Dans la nuit,  j’ai des douleurs à l’intérieur du genou. En me levant impossible de poser le pied à terre. J’ai un tendon de derrière le genou qui est bien coincé…

Je dois me rendre à l’évidence, avec les côtes de l’étape, il ne m’est pas possible de partir. J’appelle Jacky qui viendra me chercher. Un acte manqué, dirons certains ! Tant pis…

J’achète une pommade à base d’huiles essentielles.

Nous arrivons à sa maison vers 14 heures, il a préparé un couscous légumes qui me rappelle celui que j’avais consommé à Marrakech  et un clafoutis avec les cerises de sa production.

Je fais la sieste car j’ai peu dormi et suis réveillée 4 fois en une heure. La jeune fille qui devait me rejoindre ne viendra pas. Elle n’a pas trouvé de vélo.

Un nouveau journaliste débarque à 16 heures. Sympa le gars, mais on va voir ce qu’il sort de toutes ces belles discussions.

Un appel assez curieux d’un Vosgien qui commence par m’égueuler parce que je suis en interview. Je le rappelle, c’est quelqu’un que je connais mais il ne le sait pas encore. IL veut s’inscrire pour le Bure Paris. IL va venir avec son solex et va trainer sa remorque peinte en bleu, blanc rouge. IL va se déguiser en De Gaulle, qu’il sait très bien imiter. Il va faire des animations en complément de celles des  Bure Haleurs. Bienvenue au club des antinucléaire.

Repas rapide puis départ vers la ville pour la projection.

25 participants, très intéressés par le sujet bien sûr. Pour une ville de 4000 habitants, je trouve que c’est déjà bien.

Bonne ambiance, bon débat malgré quelques sujets un peu long.

 Image

Par défaut

Louze – Troyes : 79 km

Départ difficile. J’ai de beaux coups de soleil et j’aurais bien fait une grâce matinée.

J’emprunte un chemisier à manches longues pour me préserver du soleil car ma crème était avec le matériel que j’avais remis à Régine… Sans commentaires.

C’est la première fois que je vais pédaler dans la soie.

Encore des côtes même si elles sont moins féroces que celles d’hier, je peine. Et je côtoie rapidement les sites de l’Andra dont Morvillers.  Ca me donne des frisons. Pas un chat dans les villages, que quelques vieux qui baissent la tête quand je passe, même pas moyens de leur donner un tract. Les maisons des cultivateurs sont impeccables, refaites pour la plupart à neuf. De beaux gîtes ruraux invitent le touriste de passage. Il paraît que les sous de l’Andra sont aussi distribués aux habitants qui le désirent pour retaper leur maison. D’où l’expression : « L’argent qui dégouline et qui achète les consciences…

Coup de téléphone de Monique l’ancienne Présidente de Peuples Solidaires, je vais la voir à Blois en passant dans quelques jours, mais elle m’annonce le décès qu’une autre militante Marie Odile de Villeurbanne à qui j’avais d’ailleurs rendu visite à Lyon lorsqu’elle était hospitalisée. Une vraie militante écolo qui mangeait bio. Comment l’a-t-elle attrapé son cancer ?

Cette nouvelle ne fait qu’ajouter à mon mal être du moment.

Je n’avance pas vite, je m’arrête sur les bords du lac d’Amance à 32 km au compteur. Je ne savais pas mais il existe une voie verte qui va m’amener à Troyes directement. Mais la ville est encore bien éloignée. Reynal, mon prochain correspondant,  viendra à ma rencontre.

J’allège la remorque du poids du melon. Je n’ai pas trouvé de pain. A la maison du parc, je m’offrirai une crêpe ce qui me redonne de l’élan, je remonte la moyenne.

Et puis, à partir du moment où j’ai pris cette vélo voie vers Troyes tout baigne plus de côte.

Je le retrouverai facilement, il fera une photo devant un déversoir qui était censé réguler les eaux de la Seine mais dans les faits, il servirait aussi et surtout à la centrale de Nogent qui n’est pas très loin.

Puis, c’est Mireille une autre militante qui arrive. Nouvelle photo pour les blogs, il faut faire connaître Bure 365.

Nous arrivons ensuite sur la place de l’hôtel de ville où nous allons distribuer une centaine de tracts.

Puis, nous arrivons au 123, avenue Gallieni à Sainte Savine, c’est un peu l’auberge espagnole, là,  je serai interviewée par une jeune  journaliste. On file ensuite vers la salle pour la projection du film de Dominique Hennequin : Déchets radioactifs, 100 000 ans sous nos pieds ?

Ce film relate bien la dimension du projet, il fait parler les deux parties et pose les bons problèmes.

Les participants sont surpris de l’ampleur de ce projet ?

 

 

Un bon débat s’en est suivi, cela fait du bien.

Après repas tiré du sac chez Reynald et Marianne. Belle et bonne ambiance, il y avait du monde autour de la table !

J’ai mangé un bon plat de pâtes pour me redonner de la force à vélo.

Le problème, c’est que je me couche tard…

Par défaut

IMG_0313[1]

Image

C’est parti : Bure – Louze

 

Suis partie comme prévu.

Quelques personnes sont venues m’encourager pour le départ, j’ai eu droit au drapeau et au coup de sifflet. Mais bon…

Dés que je suis montée sur le vélo, je me suis demandée ce que je faisais là ?

J’ai traversé des villages morts, le peu de personnes que j’ai vues s’activaient au barbecue . Et j’ai pensé  à tous ces Meusiens qui n’en ont rien à faire de ce qui se trame autour d’eux, chez eux… Je me suis dit que j’aurai mieux fait de prendre le train et de me rapprocher de la Loire que j’ai tant envie de découvrir et de partir seule peinarde, mais ma vie de militante me rattrape et quand elle m’attaque, je ne peux plus maitriser.

Dés les premiers kilomètres un apaisement est monté en moi après cette quinzaine débordante où il a fallu tout organiser.

Le long de l’Orge, j’ai tout de suite remarqué de nombreux hérons, ¾ au début, et à la fin, je ne pouvais plus les compter. Que faisaient-ils là ? Je ne le saurai jamais.

Je traverse une étendue de champs quasiment bons à moissonner. La terre a donné malgré la sécheresse qui sévit actuellement. Autre pensée : Si ce projet Cigéo se réalisait, et s’il y avait accident : beaucoup de scientifiques mettent en garde contre la folie de ce projet…. Cette belle région serait évacuée et abandonnée comme l’est Tchernobyl et Fukushima. Elle n’existerait plus. Que faut-il faire ? Que faut-il dire pour que les habitants comprennent.

J’ai oublié de dire, en venant à Bure en voiture,  « j’ai vu le loup », un loup qui a traversé  la route. Plusieurs bêtes sévissent dans les parages, ce n’est donc pas impossible. Jean Paul comme moi.

J’ai oublié de prendre de l’anti moustique. Les taons me piquent de partout. Surtout dans la forêt entre Morley et Chevillon.

 

J’ai mangé en bord de Marne et j’ai attaqué aussitôt la côte en direction de Wassy. Sous le soleil et en pleine digestion, je peux dire que ce n’était pas facile. Mais je ne force pas et ça passe.

Après ce n’était que côte et descente successive jusque Montier en Der. Pour une première étape pas mal.

A Wassy les Bure Haleurs m’envoient un message, ils sont en panne grave et ne pourront venir. Zut, zut et zut.

Régine par contre viendra quand même, heureusement car le matin je lui ai donné quelque affaire pour alléger la remorque.

La ville est morte, toute l’activité est au champ de course, donc heureusement que nous n’avons pas fait d’animation car cela n’aurait servi à rien.

Daniel et quelques militants viennent nous saluer puis nous repartons chez lui où je vais passer la nuit. Je roule sur un serpent d’environ 80 cm ; c’est la première fois que cela m’arrive et je ne suis pas brave…

Très bel accueil en famille chez Daniel à Louze et bonne nuit dans un lit douillet.

Par défaut